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«A l'occasion de ces championnats du monde, je serai également
représentant de l'IHF au sein du comité d'organisation en tant que
conseiller. Non pas que nous ne pensons pas les tunisiens capables
d'organiser pareille manifestation loin de là, mais nous avons jugé
utile d'unir nos expériences afin d'éviter des erreurs commises par
le passé. Et il y en a eu plusieurs, à commencer par les conditions
de travail des journalistes, en passant par le transport des
équipes. pour l'entraînement, pour en arriver à la nécessité de
flanquer les délégations d'un interprète. D'autre part, et tenant
compte du fait que notre partenaire officiel c'est la fédération,
nous n'avons réellement aucune emprise sur le comité d'organisation.
Mais il faudra bien que nous respections les contrats signés par
l'IHF avec tous ses partenaires et pour cela, nous avons, jugé bon
de travailler en étroite collaboration avec le comité
d'organisation»
II faut
avouer que la progression du handball tunisien est pour quelque
chose dans la décision d'octroyer cette manifestation à la
Tunisie...
Tout à fait, et il est essentiel pour le pays organisateur
d'aller
le plus loin possible dont la compétition. Sinon, il y'a risque de
désaffection du public. Mais ce n'est pas tout car tout le reste
doit aussi suivre : des installations sportives à l'hébergement.
C'est un tout.
Qu'est ce qui a été décisif dans le choix de la Tunisie?
Il y avait des candidatures multiples: Allemagne, Russie et la
Tunisie. La Russie s'est désistée pour organiser le championnat du
monde
féminin à Saint-Pétersbourg, l'Allemagne disposait d'un bon dossier
technique.
Le dossier tunisien, lui était très bon, d'autant que doublé d'une
excellente campagne de publicité corollaire qui a associé le
tourisme au sport. Par ailleurs, la solidarité, africaine, asiatique
et panaméricaine a joué à fond car elle ouvre à son tour des
horizons à ces pays.
Dois-je enfin vous rappeler que des pays européens ont accordé
leur vote à la Tunisie:
A l'instar du football, que peut apporter le handball
africain à celui mondial?
Lors de la dernière décade, nous avons beaucoup fait pour le côté
quantitatif et nous avons aujourd'hui 17 millions de pratiquants à
travers le monde.
A présent, il faut penser à la qualité. A un certain moment,
l'Algérie a joué un rôle important sur le plan mondial.
Aujourd'hui donc, nous investissons pas mal d'argent dans les
cours pour entraîneurs, présidents et secrétaires généraux des
fédérations.
Laissez-moi voua dire que je suis personnellement peiné de voir au
tant de techniciens européens à la tête de vos clubs et de vos
équipes nationales car cela dénature le style de votre jeu qui pose
tellement de
problèmes aux Européens. Le même phénomène se pose pour les arbitres
et cela n'aide pas les locaux à s'affirmer. Notre démarche
aujourd'hui, c'est de prendre les meilleurs de votre continent et
d'en faire dés éducateurs
Vous parlez de football, à quand des championnats du monde de
jeunes en hand-ball?
Nous avons d'ores et déjà mis en route un programme pour entrer
dans les écoles primaires où les enseignante initieront les tout
jeunes aux rudiments du handball. Nous pensons également à un
championnat du monde des moins de 16 ans même si le problème
principal demeure le manque de moyens car ce n'est pas intéressant
de voir les Africains qui souffrent sur ce plan, absents de la fête.
II y a aussi la hantise des calendriers nationaux. Ce que noue ne
souhaitons pas, c'est la sélection par l'argent. il faut que l'IHF
cherche des moyens financiers pour mettre en place tout cela. Vous
savez, au niveau scolaire, nous somme plus implantés que le football
mais après, tout cela s'effrite par manque de moyens et
d'infrastructure.
Revenons à ces championnats du monde 2005. Donnez nous les
raisons qui vous font croire que l'édition tunisienne sera une
réussite.
Le doute émis sur la capacité de la Tunisie à organiser pareille
manifestation vient de la déception de certains de n'avoir pas été
choisis. Nous avons proposé l'alternance des continents, mais le
projet n'est pas passé. C'est une grosse erreur.
Pour en revenir à votre question, je ne vous apprends rien si je
vous disais que le Tunisie n'a pas que Radès et qu'elle dispose
d'autres salles qui vont être améliorées. On nous en a même proposé
huit, alors que nous n'en exigeons que six. Par ailleurs, il y a
d'autres salles d'entraînement qui répondent aux exigences de l'IHF.
Pas de crainte non plus concernant l'infrastructure hôtelière ou
encore l'organisation.
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